Henri le Sidaner et Gaston La Touche

Derniers Impressionnistes. Le temps de l'intimité
4 septembre - 2 décembre 2018
Musée Singer de Laren (NL)

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Henri le Sidaner
La Place de la Concorde
1909
Huile sur toile
101 x 151 cm
Collection MUba Eugène Leroy I Tourcoing

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&

Gaston La Touche
L'enfant prodigue
1911
Huile sur toile
165 x 205 cm
Collection MUba Eugène Leroy I Tourcoing

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Lors de l'exposition

« Derniers impressionnistes – le Temps de l’intimité »

4 septembre - 2 décembre 2018

La Société Nouvelle des Peintres et Sculpteurs a été la confrérie d’artistes la plus célèbre et la plus caractéristique de la Belle Epoque. A chaque début de printemps, sous la présidence de l’écrivain Gabriel Mourey puis du sculpteur Auguste Rodin, le groupe exposait dans la fameuse salle principale de la galerie Georges Petit.
Ses participants avaient en commun le gout de l’intimité et l’amour de la nature. Issus de la glorieuse génération symboliste, ils avaient respiré les mêmes parfums, en particulier celui de l’impressionnisme, De 1895 à 1939, nos artistes surent faire l’unanimité auprès du public, de la critique, des conservateurs et de toutes les grandes expositions internationales.
Sont présentés à l’exposition les peintres Edmond Aman-Jean, Albert Baertsoen, Albert Besnard, Jacques-Emile Blanche, Henry Caro-Delvaille, Eugène Carrière, Emile Claus, Charles Cottet, André Dauchez, Georges Desvallières, Henri Duhem, Antonio de La Gandara, Gaston Latouche, Ernest Laurent, Henri Le Sidaner, Henri Martin, René Ménard, René-Xavier Prinet, Jean-François Raffaelli, Lucien Simon, Frits Thaulow, Eugène Vail et le sculpteur Auguste Rodin.
Chacun d’entre eux avait son style, parfaitement identifiable, mais tous partageaient une vision sentimentale de la nature : rendre les êtres et des objets tels qu’on les aperçoit, en laissant deviner ce qu’ils ont de profond, de tragique ou de mystérieux. C’est ainsi qu’ils furent qualifiés d’intimistes. En respectant la véracité du dessin et des apparences, en cherchant à rendre la poésie, la tendresse de leurs sujets, ils réussirent à nous parler de nous-mêmes.Les intimistes de la Belle Epoque ont perpétué les valeurs permanentes de l’art français : le gout de l’évocation dans le paysage et de la psychologie dans le portrait. L’intimisme a été le dernier courant majeur de l’art français à être entièrement dévoué à la nature. Les mouvements successifs de l’art contemporain s’en sont depuis écarté. C’est pourquoi ces artistes furent qualifiés par les observateurs de leur temps comme les derniers impressionnistes.
Mais après la deuxième guerre mondiale, nos peintres disparus, tant célébrés de leur vivant, entrèrent un peu dans l’oubli. Obnubilés par l’avant-garde, les historiens particulièrement perméables aux partis pris de leur époque, les regardèrent comme des artistes rétrogrades, attitude criminelle à leurs yeux. Les doctrinaires ne comprirent plus cette peinture qu’avaient tant aimée leurs aînés. Et il fallut attendre quelques décennies pour que nos artistes, grâce au public qui a toujours su les apprécier, commencent à retrouver leur gloire passée.

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